Les règles d’or pour bien choisir son syndic

Trop cher ou incompétent : votre syndic actuel ne fait pas l’unanimité dans l’immeuble… Changez ! Découvrez comment révoquer le syndic en place, ainsi que les vérifications essentielles pour bien choisir votre nouveau syndic.

Sommaire

1. Choix du syndic : comment révoquer son ancien syndic ?2. Comment choisir son nouveau syndic ?

Choix du syndic : comment révoquer son ancien syndic ?

Vous avez une bonne raison pour changer de syndic ? Peut-être qu’elle suffit à le révoquer…

Pour rappel : 3 situations vous permettent de changer valablement de syndic.

  • Son mandat arrive à échéance.
  • Votre syndic démissionne.
  • Sa négligence ou des fautes de gestion justifient la révocation anticipée de votre syndic.

Quelles que soient les circonstances, le changement de syndic doit être voté en assemblée générale.

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Comment choisir son nouveau syndic ?

En changeant de syndic, vous espérez vous débarrasser des problèmes rencontrés avec votre ancien syndic. Il est donc important d’identifier ces difficultés en amont du choix de votre nouveau syndic. Les copropriétaires peuvent à cet effet se réunir, de manière informelle, pour discuter et échanger leurs points de vue. En listant les points à améliorer, vous affinez plus facilement votre choix.

A noter : ne négligez pas les bienfaits du bouche-à-oreille ! La bonne réputation d’un syndic est de notoriété commune ? Il réunit des avis web favorables ? Autant d’indices à prendre en compte pour choisir son syndic sans risque de se tromper…

En règle générale, 2 types de griefs sont émis à l’encontre de l’organe de gestion de la copropriété : un coût trop élevé, une implication médiocre – aboutissant à des lenteurs dans la prise de décisions et leur mise en œuvre.

Choisissez votre modèle de gestion de la copropriété

Changer de syndic est la meilleure occasion de faire le point sur la compatibilité du modèle en place avec les attentes des copropriétaires. Vous avez le choix entre 2 modèles de gestion distincts :

  • Un tiers à la copropriété gère l’immeuble. On parle de syndic professionnel, sous sa forme traditionnelle ou en ligne.
  • Un ensemble de copropriétaires prend en charge la gestion de l’immeuble en collaboration avec les autres membres de la copropriété. Vous pouvez choisir entre syndic coopératif et syndic bénévole.

Le modèle « autogéré » est une vraie alternative au manque d’implication d’un syndic professionnel défaillant. Membre de la copropriété, le syndic coopératif ou bénévole prend mieux à cœur ses tâches, et se trouve sur place pour mettre en œuvre les décisions plus rapidement.

Choix du nouveau syndic : budgétisez les coûts d'administration

Les charges de copropriété pèsent lourd sur le budget des occupants. Parmi les postes budgétaires : les honoraires du syndic représentent un coût d’administration variable.

  • Vous voulez économiser ? Optez pour le syndic coopératif ou le syndic bénévole non rémunéré. Seuls les frais avancés dans le cadre de l’exercice de sa mission lui sont remboursés.
  • Vous choisissez un syndic professionnel ? Le syndic en ligne vous permet d’alléger considérablement vos charges. Quoi qu’il en soit, veillez à mettre en concurrence plusieurs professionnels, et à bien comparer leurs offres.

Après le choix du nouveau syndic : vérifiez le contrat de syndic

Vous avez identifié plusieurs prestataires pour assurer la gestion de votre copropriété ? Pour bien choisir votre syndic, épluchez chaque offre avec minutie.

  • Vérifiez les termes du contrat. Le décret du 26 mars 2015 établit un contrat type pour encadrer les pratiques des syndics. Sur cette base, vous pouvez comparer plus facilement les offres. Vérifiez que toutes les clauses du contrat type y figurent, et que les prestations proposées correspondent aux besoins de la copropriété.
  • Attention aux frais additionnels. Les syndics professionnels facturent leurs honoraires sur la base d’un forfait annuel de gestion. Mais attention : ils peuvent facturer en sus des « prestations particulières » ainsi que des services rendus à titre individuel à un copropriétaire. Les modalités de calcul du prix doivent impérativement figurer au contrat, à défaut de quoi ces frais cachés risquent de désagréablement vous surprendre au moment de la facture…
  • Les frais d’état datés, les frais supplémentaires d’assemblées générales extra ordinaires ou en cas d’organisation d’une assemblée générale ordinaire au-delà de certains horaires, les vacations sinistre, les frais de dossiers administratifs ou encore les commissions sur les travaux de la copropriété… autant d’éléments qui peuvent faire rapidement gonfler la facture !


Par Raphaël Di Meglio, posté le 1 DECEMBRE 2019