Comment financer l’achat d’un bien en copropriété?

Acheter un bien en copropriété est un processus relativement long. Vous devrez, entre autres, vous informer sur le marché de l’immobilier et sur les crédits auxquels vous pouvez prétendre. Un certain nombre de frais sont à prévoir au cours de la transaction. Dans le cas d’un achat en copropriété, il faudra notamment prévoir des frais de copropriété.

Dans cet article sont détaillées les différentes étapes de l’achat d’un bien en copropriété et de son financement.

1 - Trouvez votre bien et sécurisez-le à travers la signature d’un compromis de vente

Avant d’effectuer toute démarche, il est essentiel de connaître votre budget immobilier

Le budget immobilier, c’est la somme que vous êtes prêt à consacrer à votre nouveau bien immobilier. Il se détermine en deux temps:

  • Calculez d’abord votre capacité d’emprunt, c’est-à-dire le montant maximum que vous pourrez emprunter auprès d’une banque. Vous pouvez utiliser un simulateur en ligne !
  • Déterminez ensuite le prix à payer pour devenir propriétaire du bien que vous recherchez. Ce prix dépendra de la localisation et des caractéristiques du logement (taille, environnement intérieur, classification énergétique, etc.)

Un logement en copropriété engendre des frais supplémentaires.

Si vous vous intéressez à un bien particulier en copropriété, sachez que la possession de ce bien engendrera pour vous des frais supplémentaires :

  • Les charges de copropriété : ce sont des frais liés à la gestion et à l’entretien d’une propriété détenue en commun. Il y a tout d’abord les charges générales, qui représentent les dépenses liées à l’entretien, la conservation et l’administration des parties communes. Il y a ensuite les charges spéciales, qui regroupent les frais engendrés par les équipement et services collectifs. En France et en 2018, ces charges atteignent en moyenne 25.8 € par mètre carré et par an.
  • Les frais de mutation lors de la vente d’un bien immobilier issu d’un lot en copropriété. Depuis 2006, ces frais sont payés uniquement par le vendeur. Ils ne vous concernent donc pas quand vous achetez un bien en copropriété.

Les premières démarches d’achat : signature de la promesse de vente et délai de rétractation.

C’est à partir du moment où vous avez déniché la perle rare que les démarches commencent véritablement. Vous aurez à négocier un prix, puis faire une offre d’achat, et enfin sceller la vente en signant le compromis de vente. Une fois ces étapes franchies, vous pourrez toujours vous retirer puisque vous disposez d’un délai de rétractation. Sa durée est de 10 jours à compter de la date de la signature de la promesse de vente. Après expiration de ce délai, toute annulation de la vente risque d’engendrer pour vous une perte d’argent.

En effet, lors de la signature du compromis de vente, le notaire vous demandera 5 à 10% du prix du bien. Cette somme sera déduite du prix total du logement si la vente a bien lieu. Elle peut également être remboursée si la vente est annulée parce qu’une cause suspensive du contrat se réalise. En revanche, si la vente est annulée pour des raisons autres que celles spécifiées dans les clauses suspensives du contrat, l’argent est conservé par le vendeur.

2 - Trouver le financement le plus avantageux

Obtenir un bon prêt en peu de temps

Obtenir un "bon" prêt, ce n’est pas seulement obtenir un taux bas, mais c’est aussi décrocher des conditions (prestations associées, flexibilités, assurance emprunteur) avantageuses. Vous devrez fournir à la banque un dossier complet, constitué de documents comme vos bulletins de salaires, fiches d’imposition et relevés de compte récents. Pour avoir un bon dossier et donc mettre toutes les chances de votre côté dans l’obtention du prêt, gérez sainement vos comptes et évitez les découverts.

Il vous faudra être rapide pour trouver votre crédit, car vous n’aurez que 45 jours à compter de la signature de la promesse de vente. Pour gagner du temps et éviter le stress, le mieux est de faire appel à un courtier immobilier. Il s’agit d’un expert qui se charge de trouver pour vous le meilleur crédit du marché. Il négocie directement avec les banques et obtient souvent des conditions très avantageuses. Même si les courtiers traditionnels sont payants, il existe de nouveaux types de courtiers qui ne facturent pas leurs services, comme Pretto.

Valider le prêt obtenu

Si la banque accepte de vous accorder un prêt, elle vous adressera un accord de principe qui résume les caractéristiques du prêt. Pour que cet accord soit valide, il faut attendre l’accord des autres parties impliquées dans le contrat, comme l’assurance ou la caution. Après cela, vous signerez une demande officielle de prêt à la banque (ce qui nécessite d’ouvrir un compte auprès d’elle si vous n’êtes pas déjà client).

La validation de l’assurance doit se faire avant ou pendant la signature de cette demande de prêt. Elle s’accompagne d’un questionnaire médical confidentiel que vous aurez à remplir. Si votre situation est simple et que vous validez l’assurance lors de la signature de la demande de prêt, vous obtiendrez probablement un accord instantané d’assurance.

Vous recevrez ensuite par la poste une offre officielle de prêt. C’est un courrier recommandé, et vous devez attendre 10 jours pour y répondre. Au terme de ce délai, vous pouvez décliner l’offre sans que la banque ne vous facture de frais. Par contre, vous perdrez la somme avancée au notaire au moment de la signature de la promesse de vente.

3 - Passer chez le notaire pour devenir propriétaire

C’est lors du passage chez le notaire que vous devenez propriétaire en signant l’acte authentique de vente. C’est à ce moment également que vous versez la somme destinée au payement du bien et au règlement des frais de notaire et de garantie. Tous ces fonds sont en réalité débloqués par un compte de l’office notarial, quelques jours avant la fameuse signature.

N’oubliez pas de passer chez le notaire dans les six mois qui suivent l’acceptation de l’offre de prêt, ou bien la vente est annulée !



Raphaël de Matera