Comment réduire les dépenses de gaz en copropriété ?

Les dépenses de gaz représentent une part élevée des charges de copropriété. Comparaison des fournisseurs avec un courtier en énergie pour copropriétés, remplacement des équipements ou travaux de copropriété, il y a de nombreux moyens pour réduire les dépenses énergétiques dans un immeuble. Découvrez 5 astuces pour réduire ses dépenses de gaz et diminuer de façon pérenne les charges de la copropriété.

Réaliser un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE)

Le diagnostic de performance énergétique (DPE) est une étude technique permettant d’obtenir des renseignements sur la consommation énergétique de l’immeuble. Le DPE doit être réalisé sur les parties communes et les parties privatives. Faire réaliser un diagnostic technique énergétique est indispensable si on souhaite réduire les dépenses de gaz de la copropriété car il permet de faire un bilan complet de l’immeuble et d’anticiper les travaux à réaliser pour optimiser les performances énergétiques.

Bon à savoir : Il est obligatoire de réaliser un DPE pour tous les immeubles équipés d’une installation collective de chauffage ou de refroidissement.

La copropriété pourra par ailleurs réaliser un audit énergétique. Cet audit est rendu obligatoire pour toutes les copropriétés de cinquante lots ou plus, équipées d’une installation collective de chauffage ou de refroidissement et dont la date du dépôt de demande de permis de construire est antérieure au 1er juin 2001.

Qu’il soit obligatoire ou non, l’audit énergétique s’avère très utile pour réduire ses dépenses de gaz en copropriété car il établit un état des lieux détaillé des performances énergétiques. Il permet également de repérer certains points faibles dans l’immeuble qui mériterait d’être optimisés.

L’audit énergétique et le DPE vous permettent donc d’anticiper des travaux dans les parties communes à voter en assemblée générale des copropriétaires pour optimiser vos dépenses énergétiques et, in fine, réduire vos dépenses de gaz en copropriété.

Effectuer des travaux dans les parties communes et privatives

En fonction des résultats du DPE et de l’audit énergétique, il pourra s’avérer nécessaire de voter des travaux dans les parties communes et les parties privatives.

Pour rappel, c’est la loi de 1965 qui établit la différence entre les parties communes et les parties privatives dont voici un bref rappel :

Parties communesParties privatives
SolsAppartements privatifs
Parcs et jardinsMurs et plafonds
Voies d'accèsPorte d'entrée
Gros oeuvre dont canalisations

Bon à savoir : Nous vous recommandons de vous référer au règlement de copropriété qui peut prendre des dispositions contraires.

Par ailleurs, il convient de noter que tous les travaux dans les parties communes doivent être votées en assemblée générale des copropriétaires.

Attention ! Certains travaux dans les parties privatives doivent être également votés en assemblée générale. C’est notamment le cas des travaux qui modifient la destination de l’immeuble, comme par exemple, la transformation d’un appartement individuel en local commercial.

Une fois les travaux votés en assemblée générale, c’est le syndic de copropriété qui doit veiller à la bonne exécution des travaux.

Mais ce n’est pas tout ! La loi dite « Grenelle II » du 12 juillet 2010 stipule qu’il est possible d’imposer des travaux dans les parties privatives si ceux-ci sont dans l’intérêt collectif. Il peut s’agir par exemple d’une mauvaise isolation des fenêtres d’un appartement qui entraîne une hausse de la consommation énergétique de l’ensemble de l’immeuble. Ces travaux doivent être votés à la majorité absolue en assemblée générale conformément à l’article 25-1 de la loi du 10 juillet 1965. C’est le propriétaire du lot concerné qui supporte alors les coûts inhérents aux travaux.

Installer des compteurs individuels

La loi du 17 août 2015 a introduit l’obligation d’individualiser les frais de chauffage pour toutes les copropriétés qui disposent d’un chauffage collectif. Cette disposition permet en effet de mieux répartir les dépenses en gaz de la copropriété. Chaque copropriétaire peut également prendre plus conscience de sa consommation de gaz et effectuer des gestes quotidiens pour la réduire.

En pratique, toutefois, l’installation de compteurs individuels doit être votée en assemblée générale. Peu de copropriétés respectent à ce jour cette obligation.

Bon à savoir : L’installation de compteurs individuels est également l’occasion de changer de fournisseur. Pour obtenir le meilleur prix, nous vous recommandons d’utiliser un comparateur d’offres d’énergie.

Changer son équipement

Bien sûr, il est indispensable de régulièrement procéder à l’entretien de la chaudière pour éviter des déperditions énergétiques. Mais, parfois, il peut être bon de tout simplement changer la chaudière de la copropriété. Un appareil plus récent sera plus optimisé et vous permettra de réduire considérablement vos dépenses de gaz en copropriété.

En particulier, nous vous recommandons d’installer une chaudière à condensation. Bien que plus coûteux, ce type de chaudière vous permet d’améliorer de 10 à 25% vos performances énergétiques !

Choisir la bonne énergie

Si malgré ces astuces, vous n’arrivez pas à optimiser vos dépenses en gaz, vous pouvez envisager de changer d’énergie. Fioul, bois, gaz naturel, solaire… Il existe de nombreuses alternatives. Pour choisir au mieux, posez-vous les bonnes questions :

  • Quel coût d’investissement pour changer d’énergie ?
  • Quel est le niveau d’approvisionnement et de disponibilité de l’énergie choisie ?
  • Les contrats fournisseurs sont-ils flexibles pour cette énergie ?
  • Quel est le coût d’exploitation ?

Ces questions vous permettront de choisir rationnellement l’énergie avec la meilleure rentabilité qui vous fera réduire sur la durée vos dépenses de gaz et donc vos charges de copropriété.



Raphaël de Matera